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Dispositions personnelles, santé, habitat, mobilité: voilà un échantillon des thèmes socio-politiques particulièrement importants pour les personnes âgées. Nous identifions pour vous les questions primordiales.

Prévoyance vieillesse

La prévoyance vieillesse doit permettre de passer sa retraite sans soucis matériels. Elle représente un élément porteur de la sécurité sociale et se fonde sur le système des trois piliers en Suisse.

 

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Le 7 mars 2021, les citoyens suisses se prononceront au sujet de la loi sur les services d’identification électronique (LSIE) dans le cadre d’une votation populaire. Le texte définit une procédure d’identification univoque des personnes sur la base d’une identité électronique (e-ID), afin qu’il soit possible d’effectuer des achats ou d’obtenir des services sur Internet de manière simple et sûre. Celle-ci peut être utilisée par exemple pour ouvrir un compte bancaire ou commander un document officiel en ligne.

L’acquisition d’une e-ID est facultative. Pour l’obtenir, il convient d’en formuler la demande auprès d’un fournisseur d’e-ID reconnu par la Confédération. Ce dernier transmet la demande à la Confédération, qui vérifie l’identité de la personne puis autorise l’émission de l’e-ID. La mise en œuvre technique revient aux fournisseurs, qui, d’après le projet de loi, peuvent être des entreprises, des cantons ou des communes. 

Dans le cadre des débats sur la votation, les opposants à la LSIE avancent que l’utilisation d’une e-ID met à mal la sécurité des données et discrimine les seniors. 

Position de Pro Senectute Suisse

  1. Pour Pro Senectute, l’âge n’est pas un argument valable : l’introduction d’une e-ID ne favorisera pas la discrimination des personnes âgées. Les citoyens ne disposant pas d’identité électronique pourront continuer de s’enregistrer en ligne de manière traditionnelle. Selon l’étude «Digital Seniors 2020», la majorité des seniors savent aujourd’hui utiliser les outils de communication numériques et sont confrontés aux mêmes avantages et inconvénients d’une e-ID que les plus jeunes.
  2. En revanche, Pro Senectute, en tant que principale organisation consacrée aux questions liées à la vieillesse, n’est pas en mesure d’émettre un jugement concernant les questions d’ordre juridique et les exigences techniques en matière de sécurité des données et vis-à-vis des fournisseurs.  

L’écrasante majorité des personnes ayant atteint l’âge de la retraite vit chez elle. Cette situation concerne actuellement 90% des seniors de plus de 65 ans, un chiffre qui ne tombe qu’à 57% pour les plus de 85 ans. Ainsi se dessine une double tendance, due aux facteurs démographiques: à l’avenir, les personnes âgées vivront de plus en plus chez elles, et de plus en plus longtemps.

Le Center for Disability and Integration de l’Université de Saint-Gall (CDI-HSG), mandaté par Pro Senectute, a examiné les tendances et les coûts de l’aide à domicile et des soins ambulatoires ou stationnaires dispensés aux personnes de 65 ans et plus. Conclusion: les dépenses devraient augmenter de 45% d’ici 2030 pour les soins et l’aide à domicile, et de 28% pour les soins stationnaires.

La tendance à fournir davantage d’aide ambulatoire et intermédiaire signifie aussi que davantage de personnes qui ont des limitations restent vivre à la maison. L’accompagnement pose davantage de défis que les soins à domicile. En effet, la prise en charge des coûts en matière d’accompagnement incombe presque entièrement aux seniors. On peut en déduire que toutes les prestations nécessaires ne sont pas sollicitées. Le recours aux prestations n’est pas représentatif des besoins réels en matière d’accompagnement à domicile.

Selon notre étude, plus de 660’000 personnes âgées de 62 ans et plus en Suisse ont besoin d’au moins une prestation d’accompagnement à domicile. Ce chiffre représente 42% des personnes de 62 ans et plus en Suisse. 

Les prestations pour lesquelles les besoins sont les plus élevés sont les suivantes: «Activité sociale», «Sport hors domicile», «Aide au ménage» et «Service de visite et d’accompagnement». Ces quatre prestations représentent ensemble 60% de toutes les prestations.

Dans son étude intitulée «Agile, puis fragile», Pro Senectute met en lumière les besoins mais aussi les lacunes de l’aide et des soins à domicile.

Les personnes âgées préfèrent vieillir chez elles. Elles disposent de leur réseau social et peuvent compter sur le soutien de leur entourage. En effet, les proches jouent un rôle primordial dans l’aide et les soins. Selon l’Office fédéral de la statistique (OFS 2017), les proches de personnes âgées fournissent chaque année environ 1,5 milliard d’heures, le plus souvent sans rémunération, au service de leurs partenaire, parents ou beaux-parents, afin de les aider pour le ménage, la lessive, les commissions, l’administration ou les courses.  

Ce sont encore les femmes qui assument la plus grande partie de cette aide. Selon des études d’Aide et soins à domicile, en Suisse alémanique, deux tiers des proches aidants sont des femmes. Même si les hommes rattrapent leur retard, cette part atteint trois quarts en Suisse romande et même plus de 80% au Tessin. Depuis plusieurs décennies, les femmes sont de plus en plus actives professionnellement et, à l’avenir, auront moins de temps à disposition pour aider leurs proches. Par ailleurs, cet investissement, aussi bien pour les femmes que pour les hommes, n’est pas une sinécure: le souci permanent de la santé du proche, le manque de temps de repos pour soi et la charge financière peuvent entraîner l’isolement social. Il arrive donc fréquemment que les proches aidants tombent eux-mêmes malades. Et en cas de réduction éventuelle de leur activité professionnelle, ils subissent des pertes dans leur propre prévoyance vieillesse.

Selon notre étude sur l'accompagnement à domicile, plus que 660’000 personnes âgées de 62 ans et plus en Suisse ont besoin d’au moins une prestation d’accompagnement à domicile. C’est pourquoi Pro Senectute soutient les proches de personnes âgées dépendantes de soins avec une large offre de services de relève, de foyers de jour et d’assistance au quotidien. En outre, Pro Senectute encourage les échanges entre les personnes concernées et conseille les proches aidants (coaching).

Pro Senectute œuvre pour promouvoir la conciliation entre activité professionnelle et prise en charge de proches (p. ex. réduction (provisoire) du taux d’occupation (avec ou sans réduction de salaire), horaires de travail plus flexibles ou télétravail. 

Notre guide regroupe les éléments à prendre en compte dans le cadre de la prise en charge à domicile.

A l’issue de la Seconde Guerre mondiale, la Suisse a accueilli des dizaines de milliers de travailleurs venus du sud de l’Europe. Aujourd’hui à la retraite, cette population subit les conséquences d’une politique d’intégration à l’époque inexistante. En effet, les étrangers, dans les années 50 et 60, étaient cantonnés aux emplois pénibles et mal payés. Aujourd’hui, ils sont en moins bonne santé que les Suisses du même âge, et perçoivent une plus faible rente. Ils sont pourtant moins nombreux à recourir aux prestations de soins et aux aides. En cause, le plus souvent: des difficultés linguistiques et une mauvaise connaissance du système social suisse.

Pour plus d’informations sur la situation des migrants âgés, consultez notre page consacrée au colloque sur le thème «Age et migration». Découvrez également le forum «Age et migration», un réseau qui diffuse des informations sur cette population, propose des formations et milite au niveau politique.

Aucun groupe d’âge ne présente d’aussi fortes disparités de richesse que celui des seniors. On estime ainsi qu’un senior suisse sur huit connaît la pauvreté. Mais ce problème étant considéré comme honteux, les individus concernés n’en parlent pas et le sujet reste largement ignoré. Nous avons synthétisé les principaux faits et chiffres concernant la pauvreté des personnes âgées en Suisse.

Pour plus d’informations à ce sujet, consultez également l’étude «Vivre avec peu de moyens. La pauvreté des personnes âgées en Suisse».

Votre aide nous permet d’offrir un soutien aux seniors dans le besoin. Les dons de la collecte d’automne sont affectés aux situations les plus urgentes. Cliquez ici pour accéder à la collecte d’automne en cours.

Pro Senectute est convaincue que les personnes de plus de 60 ans constituent une ressource précieuse pour notre société – aujourd’hui comme demain. Toutefois, pour pouvoir l’exploiter, certaines conditions doivent être réunies. Il faut ainsi que le poste de travail occupé soit adapté de telle façon que les individus puissent rester intégrés au processus de l’entreprise, motivés et en bonne santé, jusqu’à leur départ en retraite – et au-delà s’ils le souhaitent. Mais il faut également aménager le temps disponible à l’issue de la vie professionnelle:

  • Le centre de compétence spécialisé AvantAge propose aux employeurs et aux employés des séminaires consacrés à l’organisation de la vie professionnelle après 50 ans.
  • De leur côté, différentes organisations de Pro Senectute soutiennent les employés plus âgés par l’intermédiaire de cours de préparation à la retraite.
  • Tout le monde ne peut pas ou ne veut pas travailler au-delà de la retraite. Nous proposons des activités attrayantes pour occuper votre temps désormais disponible. Rejoignez les quelque 18 000 bénévoles qui s’engagent aux côtés de Pro Senectute en livrant des repas à domicile, en aidant des personnes âgées à remplir leurs papiers administratifs, en leur rendant régulièrement visite ou en les conduisant chez le médecin. Si cela vous intéresse, consultez le dossier consacré au bénévolat.

La digitalisation offre de nouvelles possibilités dans de nombreux domaines. Pro Senectute fait donc découvrir aux personnes âgées les nouvelles technologies de l’information et aide celles qui n’utilisent pas Internet pour éviter qu’elles ne soient mises à l‘écart de la vie sociale.

Depuis 2010, l’étude Digital Seniors, mandatée par Pro Senectute, examine l’utilisation des technologies de l’information et de la communication par les personnes de 65 ans et plus en Suisse. La dernière étude «Digital Seniors 2020» montre: Les offres numériques ont le vent en poupe auprès des 65 ans et plus. Aujourd’hui, 74% des seniors sont en ligne. Les jeunes seniors n’ont même rien à envier à la population plus jeune dans l’utilisation des nouvelles technologies de la communication. Cela ne change qu’avec le grand âge. La fracture numérique s’est déplacée et se situe désormais à 80 ans.